En partant de l’ethnographie de différentes formes de prostitution clandestine à Dakar, cette contribution défend l’idée que l’intelligence de ces pratiques est à rechercher avant tout dans les trajectoires d’extraversion qu’elles dessinent. S’ouvre ainsi l’hypothèse d’un continuum de l’extraversion qui s’oppose à celle d’une rupture migratoire. Se révèle alors un schème d’intelligibilité considéré commun aux pratiques africaines de soi et aux aspirations migratoires : l’extraversion comme mode de subjectivation.